– Vous êtes vous déjà fait cette remarque : pourquoi est-ce si dur de vivre le bonheur??

Sentez vous parfois que votre bonheur est indécent au vu de la misère du monde?

– Osez vous parler de votre bonheur?

– Avez vous le droit de vivre le bonheur?

 

En lisant ce texte tiré de la revue “Notre Dame” vous comprendrez peut être pourquoi cette notion du bonheur est si difficile à aborder dans notre culture judéo-chrétienne.

Je suis trop heureux, ça ne peut pas durer !

 

“Il est vrai qu’il se dégage de plusieurs documents officiels de l’Église et des écrits de certains théologiens et moralistes une impression plutôt sombre sur le bonheur
chrétien.

Cette impression se retrouve dans la mentalité des gens. Pensons à certains dictons populaires, qu’on a mis en lien, à tort ou à raison, avec la religion : la terre est une vallée de larmes; pas de roses sans épines; tout plaisir se paie; un malheur n’arrive jamais seul; je suis trop heureux, ça ne peut pas durer.

Il y a, en effet, une façon de dire que l’essentiel c’est le ciel qui démobilise et détourne de l’engagement présent, qu’il soit familial, politique ou économique. Il en résulte une vision un peu pessimiste de la vie présente par opposition à la vie éternelle qui est pour plus tard, au ciel.”

               

Le bonheur avec la religion catholique

Le bonheur avec la religion catholique

 

Enfer et paradis  

 

“Dans le même ordre d’idées se situe la place accordée à l’enfer. Dans un passé encore proche, les prédications de carême ou de retraite spirituelle étaient centrées sur la peur de l’enfer et rehaussées de descriptions très imagées à donner le frisson. Et quand apparaissait le printemps, le curé du village sortait, chaque année, son sermon approprié et mettait ses paroissiens en garde contre les tentations que susciteraient le soleil, les tenues plus légères et les vacances qui approchaient.Certains dictons populaires seraient le reflet de la culpabilité que nous éprouvons parfois à être heureux ?”

La sainteté

 

“Les modèles de sainteté proposés pour arriver au bonheur éternel sont aussi très révélateurs d’une certaine époque. Pouvaient accéder à la sainteté les célibataires d’abord, de préférence des religieux et des religieuses. Parfois une personne mariée y parvenait, mais à la condition qu’elle soit devenue veuve et ensuite religieuse. La sainteté exigeait aussi de grandes mortifications, souvent extravagantes, des jeûnes prolongés et des pénitences. Peu de place pour la joie de vivre.

Selon certains auteurs spirituels, le plus haut degré de l’humilité était le mépris de soi-même. L’exercice de la sexualité n’étant justifié que dans l’intention d’avoir un enfant. Cela explique que peu de gens mariés pouvaient officiellement devenir saints. Le fait de placer le bonheur dans l’au-delà donnait de la souffrance un sens bien particulier. Trois mots résument l’idée qu’on s’en faisait : Je suis trop heureux, ça ne peut pas durer Je suis trop heureux, ça ne peut pas durer! Châtiment, épreuve, bénédiction.”

La souffrance : un châtiment

 

“C’est une idée extrêmement répandue de voir la souffrance comme un châtiment pour une faute personnelle ou pour la mauvaise conduite d’une population. Parfois, on relie même la souffrance d’un individu à un péché commis par ses proches. Assez parente de l’idée de punition ou de châtiment pour le péché se trouve celle de la souffrance perçue comme une épreuve, au sens d’un test à passer. Dans cette perspective, Dieu enverrait la souffrance non pour punir ou se venger, mais pour éprouver la solidité de la foi d’une personne et pour l’amener à la conversion.

Le lien avec le péché reste très marqué, mais la perspective est plus éducative. Un courant de pensée, bien présent dans une certaine forme de spiritualité chrétienne, veut que le chemin de la sainteté et du bonheur passe par la souffrance : souffrances acceptées et souffrances recherchées librement. « Ou souffrir ou mourir », disait sainte Thérèse de Lisieux. Peut-on supposer que les souffrances soient nécessaires pour parvenir  au bonheur ?”

Quel est votre ressenti à la lecture de ce texte? Si vous êtes catholique comment voyez vous le bonheur? Laissez moi vos commentaires !!!

Le sujet est vaste, mais il faut bien commencer par un bout….Dans un deuxième article je vous parlerez d’aspects un peu plus “sympathiques” ! ! !